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Événements 27
Événements 27
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SAISON 26.27
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L’archipel du désir
Grand FoyerOpéra de Lille
L’archipel du désir
Brenda Poupard, Kaoli Ono
jeudi 22 octobre 2026 18:00
Grand FoyerOpéra de Lille
Les Chansons de Bilitis inspirèrent Debussy, mais aussi la compositrice bretonne Rita Strohl. Brenda Poupard, entendue la saison dernière dans Le Château de Barbe-Bleue, met ces chants en regard de mélodies d’Augusta Holmès, compositrice et poétesse. Dans leurs cycles respectifs, Strohl et Holmès sondent les multiples visages du désir : la complicité, l’attachement, l’ivresse, mais aussi l’obsession et le chagrin, jusqu’au vertige de la disparition. En donnant également une expression sans fard à la violence qui peut s’exercer au sein du couple, ainsi qu’aux formes de résistance qu’elle suscite, elles racontent comment deux êtres peuvent tout autant s’aimer avec passion que se nuire.
En contrepoint contemporain, la pianiste et compositrice Kaoli Ono propose ses Cinq Wakas. Elle y met en musique les poèmes amoureux d’une geisha du 9e siècle qui, dans la forme miniature du waka, décrit une nuit passée à attendre son amant.Kaoli Ono
Cinq Wakas (2015)
Augusta Holmès
Extraits des cycles Les Sept Ivresses (1882)
et Les Heures (1900)
Pauline Viardot
Mélodies (2e moitié du 19e siècle)
Rita Strohl
Extraits de Bilitis (1898)
Claude Debussy
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir (1910)
Trois Chansons de Bilitis : « La Flûte de Pan » (1897-1898)
Avec
Brenda Poupard mezzo-soprano
Kaoli Ono pianodurée : 1h
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Une nuit pour tout changer
Grande SalleOpéra de Lille
Tana Quartet
mercredi 4 novembre 2026 20:00
Grande SalleOpéra de Lille
Par une douce nuit baignée de lune, une femme avoue à son nouvel amant qu’elle est enceinte d’un autre homme, ayant autrefois voulu découvrir sa sensualité. L’amant lui témoigne une grâce exceptionnelle : par son amour pour elle, l’enfant devient le sien. Arnold Schönberg, touché par la modernité et la puissance métaphysique de ce poème de Richard Dehmel, le met en musique dans La Nuit transfigurée. Un siècle plus tard, la compositrice américaine Patricia Alessandrini interroge cette image de l’homme généreux qui « absout » la femme de sa supposée faute. Elle choisit alors de donner à cette partition romantique une nouvelle dramaturgie, où le pouvoir de la transfiguration appartient désormais aux deux sexes.
Longtemps réprimé par la société, le désir féminin n’en a pas moins exercé une fascination persistante sur les artistes — à l’image de Claude Debussy, qui aimait imaginer dans sa musique la sensualité de femmes menant une vie « exotique ». Son célèbre Quatuor à cordes en sol mineur complète le programme du Tana Quartet, ensemble internationalement reconnu, qui révèle ici l’une de ses grandes forces : faire dialoguer les œuvres et les époques pour en dévoiler de nouvelles résonances.
Claude Debussy Quatuor à cordes en sol mineur
Patricia Alessandrini Forklaret Nat
Arnold Schönberg La Nuit transfigurée (version pour sextuor, 1899)Tana Quartet
Avec Garth Knox, alto, et Marie Hallynck, violoncelle, pour le sextuorDurée +/- 1 h 20 sans entracte
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Concert insomniaque - 1ère partie
Grand FoyerOpéra de Lille
Concert insomniaque - 1ère partie
Compagnie La Tempête
samedi 7 novembre 2026 21:00
Grand FoyerOpéra de Lille
Concert allongé dans le Grand foyer
Pour la bande originale du film Orange mécanique, Wendy Carlos transforma au synthétiseur la Music for the Funeral of Queen Mary de Henry Purcell en vision sonore futuriste. Cette transition d’un univers à un autre constitue la boussole acoustique de la compagnie La Tempête pour ce concert Insomniaque. À plusieurs reprises, la musique circule entre des périodes et des imaginaires éloignés de plusieurs siècles. Dans cet espace affranchi de la chronologie, des correspondances se dessinent entre les oeuvres et, parfois, la pensée musicale d’une époque se révèle à travers les moyens sonores d’une autre.
Henry Purcell
Music for the Funeral of
Queen Mary (1695),
Hear my prayer, O Lord (vers 1680),
O, I’m sick of life (vers 1680)
Philippe Hersant
Falling Star, pour huit voix mixtes
et viole de gambe (2005)
John Taverner
Missa Gloria tibi Trinitas :
Sanctus – Benedictus (vers 1520)
John Bull, John Blitheman,
Christopher Tye, John Taverner
Variations sur In nomine (16e siècle)
Arvo Pärt
The Deer’s Cry (2007)
Summa (1977)
Thomas Tallis
Miserere nostri,
pour sept voix (avant 1575)durée : 1h
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Concert insomniaque - 2nde partie
Grand FoyerOpéra de Lille
Compagnie La Tempête
samedi 7 novembre 2026 22:30
Grand FoyerOpéra de Lille
Concert allongé dans le Grand foyer
Pour la bande originale du film Orange mécanique, Wendy Carlos transforma au synthétiseur la Music for the Funeral of Queen Mary de Henry Purcell en vision sonore futuriste. Cette transition d’un univers à un autre constitue la boussole acoustique de la compagnie La Tempête pour ce concert Insomniaque. À plusieurs reprises, la musique circule entre des périodes et des imaginaires éloignés de plusieurs siècles. Dans cet espace affranchi de la chronologie, des correspondances se dessinent entre les oeuvres et, parfois, la pensée musicale d’une époque se révèle à travers les moyens sonores d’une autre.
Steve Reich
Proverb (1995)
Piano Phase (1967),
version pour vibraphone
Pérotin
Viderunt omnes,
organum à quatre voix (vers 1200)
Anonyme, attribué à Pérotin
Deus misertus hominis (13e siècle)
Fredrik Zeller
PeroPop Sederunt (2003)
Giacinto Scelsi
Tre pezzi per sassofono soprano
o tenore : I & III (1956)
Morton Feldman
Chorus and Instruments II (1967)
Gavin Bryars
Extra Time (2018)
Toshio Hosokawa
Three Love Songs : « Firefly » (2006)
Per Nørgård
Morgen-meditation (2002)durée : 1h
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Concert insomniaque - 3ème partie
Grand FoyerOpéra de Lille
Compagnie La Tempête
samedi 7 novembre 2026 23:59
Grand FoyerOpéra de Lille
Concert allongé dans le Grand foyer
Pour la bande originale du film Orange mécanique, Wendy Carlos transforma au synthétiseur la Music for the Funeral of Queen Mary de Henry Purcell en vision sonore futuriste. Cette transition d’un univers à un autre constitue la boussole acoustique de la compagnie La Tempête pour ce concert Insomniaque. À plusieurs reprises, la musique circule entre des périodes et des imaginaires éloignés de plusieurs siècles. Dans cet espace affranchi de la chronologie, des correspondances se dessinent entre les oeuvres et, parfois, la pensée musicale d’une époque se révèle à travers les moyens sonores d’une autre.
Bien avant que le jour ne se lève, les DJ Arandel et Camille Rhonat exploreront, dans le troisième chapitre de cette nuit, la pensée musicale de la musique ancienne au moyen de sonorités synthétiques — à l’instar de Wendy Carlos. Leur concert rend hommage à cette compositrice ouvertement transgenre, pionnière de la musique électronique, et à ses expérimentations au synthétiseur Moog.
Hommage à Wendy Carlos
par les DJ Arandel et Camille Rhonatdurée : 1h
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Mythes en métamorphose - 2
Grand FoyerOpéra de Lille
Mythes en métamorphose - 2
Debussy, Szymanowski
mardi 10 novembre 2026 13:00
Grand FoyerOpéra de Lille
Concert allongé dans le Grand foyer
Claude Debussy et Karol Szymanowski écrivent, à quelques années d’intervalle, deux chefs-d’oeuvre de la musique instrumentale inspirés par la mythologie grecque. Leurs univers sont pourtant bien éloignés : Szymanowski, compositeur polonais né dans l’actuelle Ukraine, s’inscrit encore dans la grande tradition romantique de la virtuosité, tandis que Debussy recherche inlassablement une musique de la suggestion, du timbre et de l’entre-deux — cette musique « entre les notes ».
Claude Debussy
Prélude à « L’après-midi d’un faune » (1894),
transcription pour piano de Jean-Michel Dayez
Six Épigraphes antiques,
pour piano à quatre mains (1914-15)
Karol Szymanowski
Mythes, op. 30, pour violon et piano (1915)
Avec
Wibert Aerts violon
Jean-Michel Dayez piano
Thibaut Pruvot pianoDurée : 1h
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Androgynous
Grande SalleOpéra de Lille
Androgynous
Portrait of a Naked Dancer
Du vendredi 13 novembre 2026 au samedi 14 novembre 2026
Grande SalleOpéra de Lille
Il y a 100 ans, une jeune femme fit de la boîte de nuit un lieu d’avant-garde, et de son corps le symbole d’une résistance sensuelle. Anita Berber, disparue à l’âge de 29 ans, est une figure légendaire de la contre-culture et peut-être la première performeuse nue de l’histoire de la scène. Son art transgressif, mêlant érotisme et fluidité de genre, incarne la fièvre créative du Berlin des années 1920. Pourtant, son œuvre a été quasiment effacée par le régime nazi. De ses performances magnétiques, souvent réduites à leur dimension scandaleuse, ne restent que des critiques de presse et des rapports de police.
La metteuse en scène Lola Arias, en collaboration avec la performeuse et artiste de pole dance River Roux, signe une œuvre audacieuse, à la croisée du théâtre documentaire et de la chorégraphie. Aux côtés de Bishop Black, performeureuse et acteurice X, et de Dieter Rita Scholl, septuagénaire non binaire, River retrace la vie d’Anita et fait renaître la beauté envoûtante de sa danse. En évoquant leur propre biographie, les trois artistes défient aussi les tabous, avec leur corps, tandis que plane à nouveau la menace de la censure et de l’invisibilisation.
En anglais et en allemand, surtitré en français et en néerlandais
Durée +/- 1 h 45 sans entracte -
Tsiah thóo
Grande salleThéâtre municipal de Courtrai
au Théâtre municipal de Courtrai
dimanche 22 novembre 2026 18:30
Grande salleThéâtre municipal de Courtrai
Bare Feet Dance Theatre
Alors que la crise environnementale s’intensifie, quelle approche adopter face à une nature surexploitée, et comment renouer un dialogue avec la terre ?
En mêlant musique traditionnelle taïwanaise, percussions contemporaines et sons électroniques, Tsiah thóo revisite la relation entre l’homme et la Terre par la danse. La chorégraphie évoque un rituel destiné à conjurer la peste et nous rappelle la nécessité d’établir une relation harmonieuse et durable avec l’environnement.
Dans une atmosphère apocalyptique, les interprètes imitent les différentes formes d’existence des animaux et des plantes. Les mouvements mettent en scène un corps déséquilibré pour révéler les sentiments complexes des humains envers la Terre, tandis que la musique adopte la perspective du monde naturel pour représenter l’agitation terrestre.
Danse Bare Feet Dance Theatre (Taïwan)
Orchestre Tamsui Nan-Bei Xuan (Taïwan)Dans le cadre du festival NEXT
Durée : +/- 1h
Une navette gratuite est proposée au départ de Lille,
réservation auprès de la billetterie d el'Opéra de Lille -
Chronochromatic
Grand FoyerOpéra de Lille
Laure M. Hiendl, John Cage
jeudi 26 novembre 2026 18:00
Grand FoyerOpéra de Lille
Prélever des matériaux musicaux existants pour les placer dans de nouveaux contextes est une pratique courante dans la pop et les musiques électroniques. Mais ce procédé fait également partie des outils familiers de la composition contemporaine. Né en 1986, Laure M. Hiendl développe à sa manière une forme de hacking musical, allant parfois jusqu’à « recycler » des idées que l’histoire de la musique semblait avoir reléguées au grenier ou à la cave. Il puise dans des partitions du passé, désormais accessibles au sein d’immenses archives numériques qui constituent une sorte de mémoire collective, et en extrait des fragments. Non pas pour les citer, mais pour construire de nouveaux espaces sonores, comme autant de paysages sentimentaux d’une autre époque.
Dans Chronochromatic Variations III, Hiendl compose à partir de fragments mélodiques d’un trio à cordes du compositeur anglo-irlandais Ernest John Moeran (1894-1950), aujourd’hui relativement méconnu. Il les isole, les découpe et les réitère en boucle. La répétition apparemment infinie des sonorités tonales et des motifs de Moeran, marqués par l’influence de la musique populaire anglaise, donne l’impression que le temps se suspend. En même temps, chacun des quatre mouvements de la composition éveille la mélancolie d’un souvenir vague : quelque chose de très familier qui, soudain, paraît lointain et irrémédiablement perdu.
Aisha Orazbayeva violon
Victor Guaita alto
Geert De Bièvre violoncelle -
Ermonela – L’âme en feu
Grande SalleOpéra de Lille
Ermonela Jaho
Du jeudi 3 décembre 2026 au dimanche 6 décembre 2026
Grande SalleOpéra de Lille
L’opéra est l’art des passions extrêmes, capable de procurer des émotions d’une rare intensité. L’extraordinaire soprano albanaise Ermonela Jaho en est l’incarnation : au-delà de la beauté vocale, son implication dramatique totale rappelle celle de Maria Callas et lui vaut d’émouvoir le public aux larmes. « Je chante toujours comme si c’était la première et la dernière fois », confie celle dont les interprétations magnétiques de La Traviata et de Suor Angelica à Covent Garden sont entrées dans la légende.
Ce concert mis en scène, spécialement créé pour Ermonela Jaho, explore la capacité de la voix à toucher le coeur. Des airs d’opéras italiens de Puccini et de ses contemporains alternent avec les Six Épigraphes antiques de Debussy arrangés pour orchestre. L’ensemble esquisse un récit continu, tandis que la soprano s’expose pleinement aux douleurs et aux extases de ses personnages, entraînant les spectateurs dans le feu émotionnel dont brûle son âme d’artiste.
Direction musicale Francesco Cilluffo
Conception et mise en scène Jan Schmidt-Garre
Ermonela Jaho, Anna El-Khashem soprano
Choeur des femmes de l’Opéra de Lille
Orchestre National de LilleDurée +/- 2 h 15 entracte compris
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Cosmix
Grand FoyerOpéra de Lille
Mystraw, Coline Dangre
mardi 8 décembre 2026 13:00
Grand FoyerOpéra de Lille
Concert allongé dans le Grand foyer
Lui est beatboxer : avec sa bouche et sa voix, il produit des rythmes, percussions et effets sonores, comme un véritable instrumentiste. Elle est chanteuse, nourrie de néo-soul et de jazz. De leur rencontre naît une expérience musicale où rythme et voix se répondent dans une performance pleine de souffle. Pour ce concert Sieste, Mystraw et Coline Dangre explorent les sonorités du hip hop à travers une création inédite, où l’improvisation ouvre un espace nouveau.Ce concert est proposé par Art-Track à l’occasion de la semaine de clôture des Hip Hop Games, dont l’Opéra accueille la finale internationale 100 % impro le dimanche 13 décembre.
Avec
Mystraw beatbox
Coline Dangre voixDurée : 45mn
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Témoin
Grande SalleOpéra de Lille
Saïdo Lehlouh / Collectif FAIR-E
Du jeudi 10 décembre 2026 au vendredi 11 décembre 2026
Grande SalleOpéra de Lille
L’unité sans l’uniformité. Inspiré par l’énergie des battles de breaking, Témoin réunit des artistes autodidactes, issus de différentes danses de la marge : b-boying, freestyle, krump, électro ou encore whacking. De solos improvisés en mouvements de groupe, entre énergie brute et virtuosité, la pièce sublime les singularités, célèbre la relation et consacre le collectif. Chaque interprète incarne une génération, une histoire, un langage corporel, se faisant témoin de l’évolution de la culture hip hop.
Sur une bande-son rap des années 90, la chorégraphie « repose sur la dynamique d’une écoute profonde et l’élan de la rencontre », explique Saïdo Lehlouh, figure majeure de la scène hip hop française. Son travail, traversé par une attention particulière aux liens humains, se développe actuellement au sein du collectif FAIR-E, à la tête du Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne.
Durée +/- 1 h sans entracte
À partir de 8 ans -
Hip Hop Games : les 15 ans
Grande SalleOpéra de Lille
Hip Hop Games : les 15 ans
Finale internationale
dimanche 13 décembre 2026 16:00
Grande SalleOpéra de Lille
Hip Hop Games est le premier jeu d’improvisation et de création chorégraphique hip hop, créé par Romuald Brizolier. La tournée anniversaire des 15 ans s’achève par une grande finale internationale.
Après une première partie consacrée à l’écriture chorégraphique le samedi 12 décembre au Grand Sud, l’Opéra de Lille accueille le deuxième volet, entièrement dédié à l’improvisation.
Quatre équipes internationales, venues de Côte d’Ivoire, des Pays-Bas, de Belgique et de France, s’affronteront en direct pour tenter de remporter le prestigieux prix Hip Hop Games. Attribué par un jury professionnel, il offrira aux vainqueurs une bourse d’aide à la création de 4 000 €, un accompagnement artistique, ainsi que des opportunités de diffusion.
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Échos de l’exil
Grande SalleOpéra de Lille
Bartók, Chopin, Liszt
mercredi 16 décembre 2026 20:00
Grande SalleOpéra de Lille
Avec sa Sonate de 1937, Béla Bartók écrit une page retentissante de l’histoire de la musique : pour la première fois, le piano dialogue d’égal à égal avec les instruments à percussion. Lors de la création à Bâle, le compositeur et sa femme sont aux claviers, tandis que Georg Solti, futur grand chef d’orchestre, est tourneur de pages et n’en croit pas ses oreilles. Mais le destin de Bartók bascule bientôt : pour des raisons politiques, il est contraint de quitter la Hongrie et d’émigrer aux États-Unis. Celui que l’Europe célébrait pour son esprit pionnier peine à trouver sa place ; malade et démuni, il y meurt en 1945.
Après le concert Voyage en Ukraine et l’opéra itinérant Le Château de Barbe-Bleue la saison dernière, les pianistes Oleh Kopeliuk et Ihor Sediuk sont de retour à Lille, ville jumelée à Kharkiv. Et c’est sous le signe des trajectoires bouleversées qu’ils ont imaginé ce programme. Bartók est ainsi rejoint par deux romantiques en exil — forcé pour Chopin, volontaire pour Liszt —, ainsi que par deux figures majeures de la musique ukrainienne contemporaine : Lyudmyla Shukaylo, exilée en Égypte depuis le début du conflit, et Dmytro Malyi. Une nouvelle oeuvre de ce dernier, commande de l’Opéra de Lille, verra le jour à l’occasion de ce concert.
Kharkiv Piano Duo
Durée +/- 2 h entracte compris
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Idylle dramatique
Grand FoyerOpéra de Lille
Marin Marais, Burkhard Stangl
mardi 12 janvier 2027 13:00
Grand FoyerOpéra de Lille
Concert allongé dans le Grand foyer
Plus de quatre siècles séparent l’apparition des premières violes de gambe de celle de la guitare électrique. L’écart est un peu moins grand entre Marin Marais, compositeur et violiste à la cour de Louis XIV, et Burkhard Stangl, guitariste, compositeur et improvisateur autrichien de musique expérimentale né en 1960. Stangl a répondu à Marais par de subtils commentaires musicaux sur son propre instrument, avec cette conviction : si Marais avait connu la guitare électrique, il en aurait probablement adopté les possibilités sonores.La gambiste Eva Reiter et le guitariste Tom Pauwels réunissent des œuvres de Marais et les résonances contemporaines qu’elles ont suscitées chez Stangl. Jouant Marais aussi bien à la viole de gambe qu’à la guitare électrique, ils dessinent un arc entre deux points éloignés sur la ligne du temps de l’histoire de la musique. Notre conception d’un temps avançant dans une seule direction se met alors à vaciller : des passages s’ouvrent entre les époques et les font dialoguer dans les deux sens. Comme si Stangl ne répondait pas seulement à Marais, mais que Marais avait envoyé vers l’avenir un message sonore destiné à Stangl et aux auditeurs et auditrices d’aujourd’hui.
Pièces de Marin Marais et de Burkhard Stangl
Avec les solistes d'Ictus
Durée : 45mn
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MARS
Grande SalleOpéra de Lille
Jennifer Walshe
Du mercredi 13 janvier 2027 au samedi 16 janvier 2027
Grande SalleOpéra de Lille
Quand la Terre sera foutue, où irons-nous pour survivre ? Dans cette odyssée lyrique, quatre femmes astronautes embarquent pour un voyage de neuf mois vers la planète Mars. Leur mission : préserver l’humanité. Mais le temps d’arriver à destination, l’expédition a été rachetée par un milliardaire fan de technologie.
Avec ses détails excentriques sur la vie en apesanteur et ses réflexions sur l’absurdité de la conquête spatiale, ce nouvel opéra transforme le mythe martien en une méditation pleine d’humour sur l’isolement et la quête de sens. Dans le vaisseau où la série Real Housewives tourne en boucle, les tensions montent et les relations sont mises à rude épreuve.
Jenny Walshe est sans conteste l’une des personnalités les plus imaginatives et les moins conventionnelles de la scène actuelle. Son langage séduisant et son esprit caustique ont déjà conquis un large public. MARS mêle musique, texte et gestes, mais aussi enregistrements de la NASA, images d’archives d’anciens programmes spatiaux et extraits de films de science-fiction, offrant une expérience immersive aussi étonnante que joyeuse. Acclamé lors de sa création, cet ovni opératique débarque en France pour la première fois. Soyez prêts à décoller !
Direction musicale Elaine Kelly
Mise en scène Tom Creed, Jennifer WalsheChanté en anglais, surtitré en français et en anglais
Durée +/- 2 h 10 entracte compris -
Feux cosmiques
Grand FoyerOpéra de Lille
Scriabine, Messiaen, Crumb, Valckenaers
jeudi 21 janvier 2027 18:00
Grand FoyerOpéra de Lille
Alexandre Scriabine aspirait à des expériences extatiques capables de conduire interprètes et auditeurs au-delà de notre monde. Son Mystère, projet d’art total dans l’Himalaya, devait transcender la planète et l’humanité dans un acte de destruction créatrice, mais ne vit jamais le jour. Vers la flamme accomplit cette destruction en miniature, à travers l’évocation d’un feu incessant, symbole à la fois créateur et destructeur. Un même élan vers l’extase traverse sa Sonate pour piano no 5. Catholique fervent, Messiaen puisait dans les rites d’autres cultures des conceptions spirituelles à portée presque universelle. Dans sa virtuose Île de feu, il s’inspire ainsi des rituels magiques du feu en Papouasie–Nouvelle-Guinée. Influencé à son tour par l’astrologie et le mysticisme, le compositeur américain George Crumb explorait les liens entre sons et significations métaphoriques. Ses fantaisies pour piano tirées de Makrokosmos I et II font notamment référence à la symbolique des constellations, tandis que l’amplification et les techniques de jeu expérimentales révèlent des couleurs sonores entièrement nouvelles.
Pièces de Olivier Messiaen, Alexandre Scriabine, Brecht Valckenaers, George Crumb
Brecht Valckenaers piano
Durée : 1h
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Zodiaque : une odyssée dans les constellations
Grand FoyerOpéra de Lille
Concert insomniaque - 1ère partie
samedi 23 janvier 2027 21:00
Grand FoyerOpéra de Lille
Concert allongé dans le grand foyer
En écho à l’imaginaire déployé par Jennifer Walshe dans son opéra Mars, ActeSix et son directeur artistique Samuel Hengebaert ont conçu pour cet Insomniaque trois orbites autour de la planète rouge.La nuit commence par une contemplation musicale de la voûte céleste — et rien de mieux, pour cela, que de s’allonger. Si le concert avait lieu en plein air, on pourrait apercevoir au-dessus de Lille le Bélier et les Gémeaux. Le compositeur Karlheinz Stockhausen a brossé le portrait des douze signes du zodiaque dans son cycle Tierkreis. Ces douze pièces de caractère forment la colonne vertébrale du premier concert. Conçues à l’origine pour des boîtes à musique, elles peuvent être jouées ad libitum par différents instruments. Entre les constellations, ActeSix fait surgir, tels des météorites, des fragments de musique venus de différentes époques, de Biber à Penderecki et Sofia Goubaïdoulina. Comme autant de réponses humaines à notre fascination pour le ciel.
Karlheinz Stockhausen Tierkreis (1974-75),
entrelacé de douze répons anciens, modernes et contemporains de Heinrich Biber (1644-1704), Krzysztof Penderecki (1933-2020) et Sofia Goubaïdoulina (1931-2025), entre autresAvec le collectif ActeSix
Lucile Richardot mezzo-sopranoDurée : 1h
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Folk songs : une mémoire de la Terre
Grand FoyerOpéra de Lille
Concert insomniaque - 2nde partie
samedi 23 janvier 2027 22:30
Grand FoyerOpéra de Lille
Concert allongé dans le grand foyer
En écho à l’imaginaire déployé par Jennifer Walshe dans son opéra Mars, ActeSix et son directeur artistique Samuel Hengebaert ont conçu pour cet Insomniaque trois orbites autour de la planète rouge.Dans le deuxième concert de la soirée, ActeSix pose cette question : que resterait-il de nos musiques si nous devions quitter la Terre ? Autour des Folk Songs de Luciano Berio et de la figure de Cathy Berberian, l’ensemble imagine une sorte de capsule musicale : langues, mélodies, danses et traditions transmises d’une génération à l’autre, transformées par le voyage et la mémoire.
Luciano Berio Folk Songs (extraits, 1964), et des chants, danses et musiques populaires de la Renaissance et du 17e siècle
Avec le collectif ActeSix
Lucile Richardot mezzo-soprano
Hélène Desaint alto
Alexis Derouin violoncelle
Corentin Garac flûte
Josèphe Cottet violon baroque
Julie Dessaint viole de gambe
Eloy Orzaiz orgue positif
Clara Izambert-Jarry harpeDurée : 1h
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Loop : un voyage hors du temps
Grand FoyerOpéra de Lille
Concert insomniaque - 3ème partie
samedi 23 janvier 2027 23:59
Grand FoyerOpéra de Lille
Concert allongé dans le grand foyer
En écho à l’imaginaire déployé par Jennifer Walshe dans son opéra Mars, ActeSix et son directeur artistique Samuel Hengebaert ont conçu pour cet Insomniaque trois orbites autour de la planète rouge.Le troisième concert de la soirée explore notre perception du temps jusqu’à son dérèglement, à travers des musiques répétitives allant des premiers ostinatos baroques aux œuvres de Philip Glass et Julius Eastman. Aux pulsations sonores acoustiques viennent se mêler des loops électroniques. Cette attention renouvelée à l’écoute est placée sous le signe de Pauline Oliveros, pionnière de la musique électronique, dont la pratique du Deep Listening nous invite à ne plus seulement regarder l’espace, mais à tenter de l’écouter.
Musiques répétitives anciennes et contemporaines, acoustiques et électroniques :
œuvres et fragments de Philip Glass (né en 1937), Julius Eastman (1940-1990) et Pauline Oliveros (1932-2016)Avec le collectif ActeSix
Lucile Richardot mezzo-soprano
Hélène Desaint alto
Alexis Derouin violoncelle
Corentin Garac flûte
Josèphe Cottet violon baroque
Julie Dessaint viole de gambe
Eloy Orzaiz orgue positif
Clara Izambert-Jarry harpeDurée : 1h
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The Hunger
Grande SalleOpéra de Lille
Constanza Macras / Dorky Park
Du vendredi 29 janvier 2027 au samedi 30 janvier 2027
Grande SalleOpéra de Lille
Et si notre faim, au cœur de l’abondance, se muait en une avidité qui absorbe tout ? En 1515, des colonisateurs européens débarquent dans la région du Río de la Plata en Amérique du Sud. À peine arrivé, l’équipage est massacré par des autochtones. Seul un jeune mousse en réchappe : il est accueilli au sein d’une tribu et rendu aux Espagnols dix ans plus tard. De ce fait historique, l’écrivain argentin Juan José Saer tire un roman intitulé L’Ancêtre, dans lequel un matelot partage l’existence d’hommes anthropophages qui bouleverseront sa vision du monde. À partir de ce texte, Constanza Macras explore le phénomène de l’excès.
La chorégraphe originaire de Buenos Aires orchestre un tourbillon scénique où danse, théâtre, musique et vidéo s’entrelacent pour sonder l’ego affamé d’une société capitaliste, où tout vide doit être comblé. L’imagerie cannibale trouve un écho dans de nouvelles formes de cupidité : la frénésie de consommation et l’hyperproduction de contenu sur les réseaux sociaux. Sur scène, les interprètes oscillent entre le tribal et le contemporain, dans une énergie exubérante, reflet d’un présent vorace que rien n’arrête face à son engloutissement.
En allemand et en anglais, surtitré en français et en anglais
Durée +/- 2 h sans entracte -
Concerto Danzante
Grande SalleConcertgebouw - Bruges
Au Concertgebouw de Bruges
jeudi 4 février 2027 20:00
Grande SalleConcertgebouw - Bruges
Traversons la frontière pour prolonger la découverte chez nos partenaires belges !
« Un dialogue captivant entre la danse contemporaine et la musique baroque interprétée en direct. »
Concerto Danzante est un voyage chorégraphique à travers l’histoire du concerto. Josépha Madoki, icône du whacking — danse urbaine née au sein de la communauté LGBT de Los Angeles dans les années 1970 —, et la chorégraphe Maud Le Pladec créent un programme double pour les 26 danseurs du Ballet de Lorraine.
Maud Le Pladec transpose la tension, le dialogue et la virtuosité des concertos de Bach dans un langage de danse abstrait et poétique. Avec son écriture résolument expressive, Josépha Madoki opte pour une interprétation audacieuse et moderne des concertos de Vivaldi.
Création Les Arts Florissants, CCN – Ballet de Lorraine
Direction musicale et violon Théotime Langlois de Swarte
Chorégraphie Josépha Madoki, Maud Le PladecUne navette gratuite est proposée au départ de Lille.
sur réservation auprès de la billetterie de l'Opéra
durée : 2h -
María de Buenos Aires
Grande SalleOpéra de Lille
Astor Piazzolla
Du jeudi 11 mars 2027 au samedi 20 mars 2027
Grande SalleOpéra de Lille
María naît « un jour où Dieu était ivre » dans une banlieue pauvre de Buenos Aires. Attirée par les lumières de la ville, elle mène une vie tumultueuse dans les bas-fonds de la capitale. Devenue chanteuse de cabaret, elle connaît le succès et l’adoration des hommes, avant d’être rejetée puis marginalisée. Après sa mort brutale, elle erre dans les rues comme une ombre, sans mémoire de sa propre histoire. Jusqu’à ce qu’advienne le miracle d’une fécondation…
Maître incontesté du bandonéon, Astor Piazzolla revitalise le tango argentin dans les années 1960, l’enrichissant de rythmes et d’instruments nouveaux. Son unique opéra est le manifeste de ce tango nuevo, imprégné de jazz et de musique classique européenne.
Giulia Giammona est une figure émergente du théâtre musical européen. Son parcours est marqué par la redécouverte des autrices surréalistes, ainsi que par les liens entre mythes et perspectives féministes. Loin des clichés folkloriques et en confiant l’ensemble des rôles à des femmes, elle entend rendre à l’héroïne sa propre histoire, interroger les codes genrés du tango, et dénoncer la persistance d’un mécanisme où l’idéalisation du corps féminin par les hommes mène aux violences sexistes et sexuelles.
Direction musicale Nicolas Agullo
Mise en scène Giulia GiammonaChanté et parlé en espagnol et français, surtitré en français et anglais
Durée +/- 1 h 45 sans entracte -
Au cœur de l’obscurité
Grande SalleOpéra de Lille
Le Concert d’Astrée, Emmanuelle Haïm
jeudi 25 mars 2027 20:00
Grande SalleOpéra de Lille
Avec les Leçons de ténèbres de François Couperin, nous entrons dans un univers musical d’une intensité à la fois intime et profonde. Composées pour la liturgie de la Semaine sainte, elles comptent parmi les oeuvres les plus saisissantes de la musique vocale baroque. Couperin y met en musique des textes tirés des Lamentations du prophète Jérémie, traditionnellement chantées lors des offices nocturnes des Ténèbres. Au cours de ces célébrations, les cierges s’éteignaient un à un, jusqu’à ce que l’espace soit plongé dans l’obscurité — un rituel qui rendait presque tangible l’expérience de la perte, de l’abandon et du recueillement. Couperin transforme cette forme liturgique en une oeuvre musicale d’une puissance exceptionnelle, oscillant entre un silence méditatif et des moments d’une grande expressivité.
Dans l’effectif intime des voix et du continuo se déploie un univers sonore d’une grande délicatesse et d’une transparence lumineuse. Ici, la Passion du Christ n’est pas racontée comme un drame extérieur : elle devient un état intérieur audible — une plainte, une mémoire, une espérance fragile au coeur de l’obscurité. Ces pages d’une rare profondeur seront interprétées par Le Concert d’Astrée, avec Emmanuelle Haïm à l’orgue.
François Couperin Leçons de ténèbres I-III (1714)
Marc-Antoine Charpentier Repons (fin du 17e s.)Emmanuelle Haïm orgue
Le Concert d’AstréeDurée +/- 1 h 10 sans entracte
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Otello
Grande SalleOpéra de Lille
Otello
Giuseppe Verdi
Du lundi 10 mai 2027 au jeudi 3 juin 2027
Grande SalleOpéra de Lille
Otello a tout conquis : les honneurs militaires et le cœur de Desdémone. Auréolé de succès, il arrive à Chypre pour y assurer l’autorité de la Cité des Doges. Mais l’ascension du général africain nourrit le mépris raciste de Iago. Frustré par sa position de subalterne, le lieutenant se venge d’Otello en ciblant son talon d’Achille : l’amour absolu qu’il porte à son épouse. Quand Iago jette le doute sur la fidélité de Desdémone, un cynique engrenage se met en marche. Peu à peu, l’homme admiré devient le prisonnier d’une jalousie qu’il ne parvient plus à maîtriser.
Avec Aïda et Falstaff, Otello est considéré comme le sommet de l’opéra italien. Verdi y déploie une véritable dramaturgie musicale : sous les paroles chantées, l’orchestre fait entendre les tourments intérieurs et les forces contradictoires qui consument les protagonistes.
Dans ses spectacles, Árpád Schilling interroge depuis deux décennies les bouleversements sociaux de notre époque, notamment les dynamiques de radicalisation en Europe. Il raconte Otello comme la tragédie d’un amour brisé par la discrimination. Le regard stigmatisant porté sur celui que l’on perçoit comme un étranger déploie une violence telle que l’homme finit par devenir le monstre que la communauté projette sur lui.
Direction musicale : Dmitry Matvienko
Mise en scène : Árpád SchillingChanté en italien, surtitré en français et en anglais
Durée +/- 2 h 40 entracte comprisActuellement pas en vente
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De Mantoue à Venise
Grande SalleOpéra de Lille
Ensemble Diderot
vendredi 21 mai 2027 20:00
Grande SalleOpéra de Lille
Tout commence à Mantoue, cité raffinée du Nord de l’Italie, où Salomone Rossi, violoniste virtuose et compositeur visionnaire, fait naître au début du 17e siècle un langage instrumental nouveau. À la croisée de la Renaissance et du baroque, ses oeuvres ouvrent un espace inédit d’expressivité, posant les bases de la sonate en trio — ainsi nommée parce qu’elle est écrite pour trois voix mélodiques.
De Mantoue jusqu’à la flamboyante Venise, les routes artistiques s’entrecroisent. Musiciens, styles et idées circulent, nourrissant une effervescence créative sans précédent. Dans la Sérénissime, ville libre, cosmopolite et tournée vers le monde, ce nouvel art s’épanouit pleinement. La sonata concertata in stil moderno y prend toute son ampleur : deux violons et le continuo dialoguent dans un jeu subtil de contrastes, de clarté et d’élégance. La musique devient théâtre, une véritable dramaturgie instrumentale, un madrigal sans paroles où chaque voix s’anime et s’enflamme.
Des innovations fondatrices de Rossi et Castello aux raffinements de Marini, Fontana, Rovetta, Uccellini, Cavalli, Legrenzi et jusqu’à l’éclat de Vivaldi, ce programme retrace le cheminement d’un langage musical en pleine métamorphose.
Ensemble Diderot
Durée +/- 1 h 20 sans entracte
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Cinq jours au soleil
Grande SalleOpéra de Lille
Emanuel Gat
Du jeudi 10 juin 2027 au samedi 12 juin 2027
Grande SalleOpéra de Lille
« Cinq jours au soleil » : ça résonne comme un bord de mer, une parenthèse enchantée, peut-être un voyage de noce. Si le titre poétique de la nouvelle création d’Emanuel Gat reste énigmatique, sa bande-son, elle, est bien connue. La Symphonie no 5 de Gustav Mahler est un monument de la musique orchestrale, et le film Mort à Venise de Visconti en a popularisé l’Adagietto. Mahler la compose dans une période de renouveau créatif, alors qu’il vient d’échapper au pire après une grave hémorragie, et qu’il rencontre la fascinante Alma Schindler qui deviendra bientôt son épouse.
Comme dans ses autres créations, Emanuel Gat établit un dialogue intime entre danse et musique, au-delà de la simple illustration. Sur les cinq mouvements de la symphonie, il imagine cinq tableaux, ouvrant autant de portails chorégraphiques vers un voyage émotionnel au coeur de l’expérience humaine. À l’image du Mahler de 1901, la pièce évolue de l’ombre à la lumière, du désespoir à la joie, de la tension au relâchement. Elle témoigne aussi de notre capacité à transcender les crises en regardant la vie depuis d’autres rivages.
Durée +/- 1 h 15 sans entracte
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